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Les mains tatouées
de Anne-Laure Bourgeois

17.09.2019
   Je  cherche  en  permanence  à  affirmer  ma  singularité. 

Non Pareil, c’est le pseudonyme qu’elle utilise en tant qu’artiste. Anne-Laure, elle, est passée de l’histoire de l’art à la mode, ensuite elle a travaillé pour de grandes enseignes de couture, puis retour à Lyon en 2010 pour réaliser son propre projet : Fluxus. Un atelier qui fait office de concept-store, galerie et beaucoup plus ; c’est ici qu’elle prépare et façonne les mains en bois qu’elle va ensuite customiser.

Nous avons été interpellé par le travail d’Anne-Laure sur ces mains, tout d’abord l’objet, qui est original et inattendu, mais aussi par les dessins et symboles, ainsi que les différentes techniques utilisées. L’artiste nous en dit plus sur cette lubie, et d’où elle provient :

« J’ai toujours utilisé des mains en bois comme décoration et porte-bijoux dans la boutique. En 2016 je commence à les customiser avec des tatouages éphémères, mais ça n’a pas duré et j’ai rapidement choisi de laisser ma créativité et mes mains s’exprimer directement. »

Quand on se penche sur ces fameuses mains, Anne-Laure donne de plus amples explications et des détails qui donneront de la densité à ce qu’elle souhaite transmettre, au-delà du visuel, c’est une philosophie de vie :

« La main est un mantra très important pour moi, c’est l’outil propre à l’apprentissage du dessin. Elle porte les bijoux et au-delà de ça elle représente, pour moi, le Sacré, et véhicule le retour au concret. C’est un médium que l’on peut manipuler, auquel on peut donner vie, en somme, de par la forme qu’on lui donne.

Le fait de travailler le bois est également un synonyme très fort du travail d’artisanat d’Art. Façonner à la main un matériau issu de la nature, à l’heure où le numérique fait partie intégrante de notre vie quasi-virtuelle, est très important pour moi, je trouve intéressant de revenir à la racine… »

Et voici comment elle procède pour fabriquer et transformer cet objet en œuvre d’art unique et singulière :

« Chaque main nécessite pas moins de trois heures de travail. Je commence toujours par un dessin préparatoire que je pyrograve car j’aime l’idée de ‘tatouer’ le bois. D’ailleurs tatouer la peau est une envie très forte que j’ai. Ensuite, je donne vie à la main en la peignant à l’aide de Posca, puis je les numérote et je les signe. Je travaille la matière et obtiens mes nuances à l’aide des pointes de feutres, mais parfois aussi avec le doigt ou un pinceau humide, comme on le fait à l’aquarelle. Et comme je suis aussi passionnée de lithothérapie, parfois j’incruste aussi des pierres.

L’œil et le soleil m’inspirent énormément, mais il y a aussi le tatouage old-school, la botanique, les fleurs et les insectes, mais aussi les Signes que l’on retrouvent dans la géométrie sacrée, le chamanisme, les runes… Bref, tout ce qui touche au divinatoire et au spiritisme. Ce serait mon côté…
sorcière ? »

Un coté sorcière ? Ou plutôt une spiritualité épanouie, Anne-Laure se confie sur son rapport à l’ésotérisme et le Sacré, de véritables inspirations au quotidien :

« La spiritualité à une place très importante dans ma vie, au-delà de mes croyances religieuses. Je suis arménienne par mon père, et cette culture me berce depuis toute petite, d’où mon obsession pour l’œil protecteur !

J’ai une attirance pour la sacralité et le mysticisme qui font partie de ma personnalité, mais que j’ai refoulée pendant longtemps. Après une épreuve difficile, c’est là que j’ai trouvé des réponses à mes question. J’ai aussi appris à accepter mes facultés médiumniques, c’est comme ça que j’ai commencé à pratiquer le tarot et la lithothérapie, deux choses qui sont intégrées aujourd’hui à mon travail artistique. C’est encore une façon de s’assumer en fait ! »

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Fluxus

« En termes de Posca j’utilise surtout le PC-3M en vert kaki, bronze et émeraude, le PC-1MC en rouge, ivoire, gris ardoise et orange foncé, et le PC-5M en corail. »

FLUXUS & NON PAREIL

« J’ai décidé de nommer ma boutique en hommage au mouvement d’art contemporain Fluxus qui m’est cher. C’est un clin d’œil à mes études, et ça signifie le ‘flux’, le ‘mouvement’ en latin. J’aimais l’idée d’une boutique en mouvement perpétuel, toujours à la recherche de nouveautés, mais en petites quantités. Mon nom d’artiste, NON PAREIL, découle de tout ça et du fait que je cherche en permanence à affirmer ma singularité, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Affirmons-nous ! »

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