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ROMAROUND, ANIMAUX SAUVAGES & COULEURS KENYANES

13.04.2024
 je  devais  le  voir  de  mes  propres  yeux... 

around the world

L’artiste ROMAROUND vit entre plusieurs endroits, notamment à Biarritz en France. Elle est Victoria à la ville, street artiste naturelle avec une prédilection pour les animaux. Ses images circulent de pays en pays, sur les murs d’une association qui protègent les animaux, dans une cour de récréation ou sur une carcasse d’engin jadis motorisé. Un style figuratif où les points formes des détails par milliers, des nuances douces, et ce relief particulier du pointillisme.

Elle est partie plusieurs mois en Afrique, elle nous en a dit plus et envoyé quelques belles images…

https://www.instagram.com/romaround__
https://www.instagram.com/thewildmuralprojects

https://www.romaroundtheworld.com

Quelles sont les raisons de ce voyage à travers l’Afrique ?

Ce voyage est mon nouveau projet The Wild Mural Projects, une association artistique pour mettre en avant la protection des animaux sauvages et ceux qui y participent. Je le fais avec mon amie Laura qui est l’artiste La Zipolita. Nous vivons toutes les deux à Biarritz et nous sommes parties ensemble pour cette aventure pendant l’hiver.

Je rêve de l’Afrique depuis des années, c’est le seul continent où je n’étais jamais allée. J’ai grandi en regardant des documentaires animaliers et je devais le voir de mes propres yeux. Je voulais rencontrer directement ceux qui sont en première ligne pour protéger les espèces en voie de disparition.

J’avais l’intention de passer cette année à voyager en Afrique de l’Est en commençant au Kenya, et six mois plus tard j’étais toujours là, tellement amoureuse de ce pays. C’est l’un des endroits les plus magiques que j’aie jamais vus.

Nous avons passé un mois à Samburu en vivant avec les rangers et les gardiens du sanctuaire des éléphants de Reteti. Ils sauvent les éléphanteaux lorsqu’ils perdent leur famille à cause du braconnage ou des sécheresses. Ils les élèvent avec de nouvelles familles et les réintroduisent dans la nature.

Là-bas, j’ai eu l’occasion de peindre une collection d’œuvres et de les exposer afin de raconter aux visiteurs l’histoire du travail extraordinaire que ces personnes font. Laura a illustré des livres pour enfants à vendre pour des dons, qui vont aider l’association.

Ensuite, j’ai passé un mois dans le Masai Mara où nous avons peint une école dans la réserve d’Olare Orok. J’adore apprendre et enseigner à travers l’art des sujets comme : comment coexister avec la faune sauvage ? Nous avons peint huit fresques dans des villages différents sur les réservoirs d’eau, il s’agissait d’un projet communautaire avec les Massaïs.

J’ai aussi passé un mois à Watamu avec l’association Local Ocean Conservation qui sauve et soigne les tortues vertes de mer prises accidentellement et blessées par la pêche humaine. Elles sont soignées et relâchées. J’ai dessiné une grande tortue sur le sol, et nous avons organisé un atelier avec 30 enfants et peint un mur de 60 mètres de long pour raconter une histoire de l’écosystème marin kényan.

De quelle manière ce voyage vous a inspirée ?

Travailler aux côtés des animaux a été la plus grande source d’inspiration, surtout les éléphants à Reteti. J’ai tellement appris sur ces animaux incroyables. J’ai été très impressionnée par le travail des gardiens qui s’occupent des éléphants à la réserve de Namunyak à Sambura.

Et j’ai voulu leur rendre hommage, faire savoir tout le respect que j’ai pour eux en faisant les portraits de l’équipe. J’ai également été tout autant inspirée par les peuples Masaï et Samburu, par leurs cultures et leurs couleurs.

 

 Je  veux  aller  à  la  rencontre  des  personnes  qui  sauvent  notre  planète... 

Vous pouvez nous en dire plus sur le léopard ?

La fresque du léopard a été peinte dans la réserve d’Ol Kinei dans le Masai Mara. J’y suis restée deux semaines, je passais mes journées sur le terrain à repérer les animaux et à prendre des photos. Et la nuit, je peignais pendant quelques heures.

 Je  veux  aller  à  la  rencontre  des  personnes  qui  sauvent  notre  planète... 

Que retient-on d’un tel voyage ?

Le Kenya m’a beaucoup inspirée et je reste très intriguée par le reste de l’Afrique. Ce voyage ne fait que commencer, c’est le premier d’une longue série. Je veux aller à la rencontre des personnes qui sauvent notre planète et les mettre en valeur grâce à l’art.

J’ai aussi envie de peindre avec les artistes locaux, faire des ateliers et participer à cette démarche de protection de la nature. Et bien sûr, faire des ateliers avec les enfants pour enseigner la conservation des écosystèmes à travers l’art.

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