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‘Doodle Mania’, quand PMH expose exhaustivement à La Baule

18.04.2024
 des  kilomètres  en  traits... 

le coup de fil à un ami

C’est l’heure du bilan pour PMH. Près de quatre ans qu’il a arrêté d’enseigner l’histoire pour se consacrer au doodle dans tous ses états, le résultat, c’est une exposition conséquente. Doodle Mania s’est tenue à la chapelle Sainte-Anne de La Baule pendant le mois de décembre 2022, avec foule et succès. On a appelé l’artiste pour qu’il nous en dise plus sur cet événement charnière.

[photographie ci-dessus par Guillaume Huet ⏫]

visites & visiteurs

Dans l’ancienne bâtisse, PMH a installé plus de 70 œuvres. Certaines sont issues de collections privés, pendant que d’autres ont été finalisées pour l’occasion. Et ce sont près de 28 000 spectateurs qui ont eu la curiosité d’aller jeter un œil, puis deux, sur le travail de l’artiste. Un public familial qui n’a cessé de se densifier tant le bouche à oreille a fonctionné. Cet engouement encourage l’artiste, dès la deuxième semaine, à accompagner chaque heure d’ouverture pour ne manquer aucun moment. Il part à la rencontre de son public, se présente et donne des explications sur son univers.

C’est aussi l’occasion de croiser des anciens élèves venus saluer leur ancien professeur. Et inversement, des institutrices à la retraite sont allés revoir PMH qu’ils ont connu dans sa prime enfance. L’artiste a aussi animé des ateliers aux marqueurs POSCA avec des enfants, des ados, des adultes et même quelques seniors. Tous ont aimé doodler sous les yeux du Saint Esprit. « Il n’y avait pas de quoi s’ennuyer ! » conclut l’artiste avec un grand sourire.

à voir & vu

Pour occuper au mieux les 300 m² de la chapelle, il a fallu sélectionner, scénographier et raconter une histoire. Émouvoir et surprendre. PMH a souhaité que l’on plonge dans son univers. Il y avait des toiles, les planches de skateboard du confinement, la sneaker en lévitation réalisée pour la galerie Sakura, les guitares vernie avec soin ou encore des billets de banque du projet Money For Nothing, dont il a gravé les supports en bois dans l’atelier de menuiserie de son papa. D’autres outils pour d’autres matériaux, et des doodles en défonce, comme on dit dans le jargon boisé.

On pouvait voir la vidéo DOODLE ROOM et il y avait aussi l’étonnante broderie en collaboration avec la maison Vangart, finalisée avec l’aide du complice Benjamin à l’initiative de cette œuvre de 976 104 points. Fil orange sur velours noir, avec chien affectueux pour la photo de portrait qui ouvre cet article.

Il y a aussi les cartes géographiques, celles que l’on retrouvait dans les salles de classe du XXe siècle, et qui, d’ailleurs, ont été encrées chez l’imprimeur parisien où PMH a fait presser les lithographies du moteur de voiture et le mécanisme de montre. Ces cartes murales scolaires, ça faisait dix ans qu’il y pensait, et quand il a récupéré celles entreposées dans les greniers de son ancien lycée, il leur a donné une nouvelle vie. Il a tenu à respecter et préserver les frontières et les cours d’eau qui sont autant de liens et de connexions. Quant au public, il a peut-être été plus attentif que lorsqu’il était derrière son pupitre en classe.

 Le  fil  rouge  de  cette  histoire,  c’était  l’imposant  piano  à  queue  blanc  au  milieu  de  l’édifice... 

La nouveauté, c’est le volume. Un personnage de sa mallette Doodle POSCA est devenu vrai avec un mètre de circonférence et des mains à trois doigts. En prime, il y a eu quelques acrobaties pour le customiser, ce qui ajoute son petit effet en vidéo.

Le fil rouge de cette histoire, c’était l’imposant piano à queue blanc au milieu de l’édifice. Un autre fantasme de l’artiste devenu réalité, et surtout de le customiser en musique pendant le vernissage, et tout au long de l’expo. Ils ont été une trentaine à le tâtonner et lui donner vie, du pianiste jazz Baptiste Trotignon à une mamie venue dépoussiérer son Bach. Tous ces musiciens ont créé « des moments de suspension et de création… » s’émeut le dessinateur qui aura été leur complice de chaque note.

La suite pour PMH est simple : « Continuer de s’éclater en explorant des nouvelles pistes ! »

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