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Aurélien Jacob
1/3 de Lost in the Swell

13.07.2020
 Une  fois  que  tu  y  as  goûté,  tu  ne  peux  plus  t’en  passer.   

Lost in the Swell

Un trio : Aurélien, Ewen et Ronan, plus ou moins bretons, et surfeurs passionnés . Copains inséparables, amis de longue date, c’est sous le nom Lost in the Swell qu’ils ont décidé de vivre des aventures aux quatre coins du monde, mises en images par Ronan. Vous pouvez aller sur leur compte Youtube passer un bon moment avec eux. Posca a soutenu plusieurs fois leurs projets, ils avaient notamment organisé des ateliers de dessin aux îles Salomon avec des enfants.

À cette époque, on avait fait un brin de causette avec Aurélien Jacob, 1/3 du trio ⤵️

Nono pour les intimes

Aurélien Jacob est une figure incontournable de la scène surf bretonne. Même s’il n’est pas originaire du pays, il représente la vague du Golf de Gascogne aux côtes d’Armor. Militant de l’extrême, surfeur accompli, écolo, bout-en-train et héros international, il est aussi moniteur de surf. Aurel consacre son temps à la mer, qu’elle soit calme ou démontée. Il est parti en Indonésie avec ses amis Ronan et Ewen pour un film d’aventure : Des Iles Usions, il nous en parle, et nous dévoile la trame de leur nouveau projet.

[2020, c’est une nouvelle aventure qu’ils partagent avec nous : PATALLUVIA. Et c’est tous les jours un nouvel épisode ici !]

https://www.lostintheswell.com/
Les photographies sont de Ronan Gladu

Tu peux te présenter dans les grandes lignes ?

Bon, bah, écoute, je suis de l’Est de la France, et grâce à un père militaire on a beaucoup voyagé, dont la Guyane et la Réunion. C’est là où j’ai commencé à surfer à l’âge de 8 ans. Ensuite, on est arrivés en Bretagne en 1995. J’ai pas mal voyagé depuis, mais je me suis vraiment installé ici. Du coup, ça fait 22 ans que je surfe, essentiellement dans la région.

Le surf, ça commence comment pour toi ?

J’ai un père qui est tri-athlète, donc tout gamin avec mon frangin il nous amenait souvent à la piscine. À l’île de la Réunion, on habitait à côté d’un spot de surf, en deux-deux j’ai remarqué qu’il y avait une bande de têtes blondes à l’école primaire qui traînait tout le temps ensemble, c’était des surfeurs. Ils étaient dans un club, ça a été facile de les connecter et de prendre des cours.

On a joué dans les vagues avec des petits body-boards, et le jour où mon prof m’a filé une board de surf et ça a été une révélation. Une fois que tu y as goûté, tu ne peux plus t’en passer. Ensuite, mon père a été muté en Bretagne, et même si le surf est beaucoup moins développé, médiatiquement et au niveau des infrastructures, il y a beaucoup d’écoles et de clubs. Malgré le froid et le fait qu’il faille mettre des combinaisons ça a été facile de continuer cette passion.

Le surf en Bretagne, c’est particulier. Quels sont les caractéristiques de la région ?

La Bretagne c’est 2800 kilomètres de côtes, on est assez haut dans l’Atlantique pour avoir beaucoup de dépression. La Bretagne c’est assez particulier dans le sens où on peut surfer quasiment toute l’année si on connaît bien les spots et leurs caractéristiques : la hauteur d’eau, les marées, le courant, l’orientation de la houle et du vent. Au contraire plus on descend vers le Sud de la France plus la côte ressemble à une belle autoroute, du coup dès que le vent et les conditions sont un peu pourries, on ne surfe pas, j’exagère bien sûr, mais c’est un peu ça. En Bretagne si on est prêt à faire des kilomètres on peut toujours trouver un petit bout de vague qui est acceptable, et se mettre à l’eau.

La recherche de la vague est quotidienne…

Oui, c’est ça… Bon par contre, le bilan carbone des surfeurs bretons est positif (sourire). Par exemple, aujourd’hui, je suis à Lorient, je monte à Loquirec, il y a deux heures de route, demain matin je vais faire des photos sur un spot secret, je remonte ensuite dans le même coin… Tu passes plus de temps sur la route qu’à surfer, par contre en termes de qualité de vagues c’est assez exceptionnel.

 On  voulait  rester  40  jours,  sauf  qu’au  bout  de  23  jours  on  était  complètement  crevés. 

Le fait de rider des vagues très différentes ça t’a permis de t’adapter plus facilement quand tu voyages ?

Oui, c’est vrai. Je n’aime pas comparer mais le Pays basque a des vagues de rochers, les Landes, c’est quand même beaucoup de spots de sables comme en générale toute la côte Atlantique. En Bretagne, on a également des spots de sables que l’on appelle des ‘beach break’, mais on a aussi beaucoup de pointes et beaucoup de spots de ‘reef’ [spot de rochers-ndlr], beaucoup sont classiques avec des vagues qui déroulent normalement et qui sont longues. Du coup quand tu voyages et que tu te retrouves sur des vagues qui déroulent sur du corail, tu as beaucoup moins d’appréhension car tu as déjà surfé des vagues de rochers, tu sais à quoi t’attendre.

Tu es parti avec tes amis Ewen et Ronan pour un voyage un peu particulier, vous avez fait un film, Des Îles Usions, qui est très impressionnant, tu peux nous en dire plus sur ce projet ?

Avec Des Îles Usions le but était de savoir si tous les trois, hors de la société, on arriverait à s’adapter à la nature sur une île déserte en vivant par nos propres moyens tout en surfant. On a monté le projet, on a demandé à nos sponsors de nous aider pour partir en Indonésie, avec du matériel, des panneaux solaires, des planches de surf, etc. On a mis un mois à trouver une île. C’est très compliqué de trouver une île sans personne dessus et avec de bonnes vagues. En général, ce n’est pas la population locale qui se réjouit des vagues mais les surfeurs étrangers.

On en a trouvée une, on a demandé à un pécheur qui était à deux heures de l’île de nous déposer. On voulait rester 40 jours, sauf qu’au bout de 23 jours on était complètement crevés. Et même si on a réussi à se dégager un peu de temps pour aller surfer, on a passé nos journées à chercher du bois, maintenir le feu en vie, creuser des trous pour trouver de l’eau, la purifier, et surtout trouver de la nourriture et se faire à manger, sans oublier de rester en bonne santé. Mais on a bien rigolé !

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