Amélie, productrice de confitures, agricultrice et éleveuse de chevaux a restauré l’une des plus anciennes fermes de sa commune, qui date de 1722, située sur une colline au-dessus du quartier Rapatout de Gelos, face au château de Tout-y-Croît. On est au cœur des Pyrénées-Atlantiques. Menacée par une décision bureaucratique injuste, cette jolie petit ferme historique risque la démolition !
Choqué à l’annonce de cette décision, l’artiste béarnais Grégory BycZyk a spontanément proposé d’agrémenter avec ses fourmis sculptées et signées au POSCA, les vieux murs de la ferme pour mettre en lumière ce patrimoine béarnais, lui donner du sens et de la valeur, et s’engager pacifiquement contre cette destruction arbitraire.
L’artiste a donc imaginé une installation faite de 24 fourmis réalisées en galets du gave et fer à béton scellées sur une petite ferme menacée de démolition par le maire de Gelos. Un geste poétique mais aussi un acte de résistance face à une bureaucratie dénué d’états d’âme. Sculpteur de bestiaires, ancré dans la réalité locale du Béarn, l’artiste signe là un travail à la fois esthétique et surtout civique en posant la question : « Qu’est-ce qui mérite d’être préservé ? et Qui décide ? »
En rénovant cette ancienne ruine de ces propres mains, Amélie valorise le patrimoine régional, un geste de citoyenne engagée pour une activité profitable à sa région en terme d’identité. L’artiste impliqué se pose en lanceurs d’alerte pacifiste, inquiet de l’évolution des paysages ruraux. Une initiative à soutenir et une histoire à suivre.