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Amélie Fish, couleurs, custos & liberté

16.10.2019
 "J'aime  l'idée  que  l'objet  devienne  personnel  dans  un  monde    tout  est  en  série  ou  à  usage  unique."   

Amélie est une jeune femme originaire du Finistère. Elle a étudié les arts appliqués à Quimper et à Rennes, ensuite elle a voyagé à travers le monde, pour essayer de mieux le comprendre. Curieuse et intrépide elle a fait de longs périples à voile ou en bus, avec un sac à dos.

C’est l’Afrique, l’Amérique Latine, l’Asie, ou encore l’Antarctique qu’elle parcourt. «Des endroits, des rencontres, des sons et des couleurs. Des beaux échanges, riches, qui ont inspiré mon travail.» C’est ce qui lui vient à l’esprit quand on l’interroge à ce sujet. C’est elle, c’est Amélie. Elle dessine, elle peint, elle ne se prend pas toujours au sérieux, une artiste, une baroudeuse, une coloriste.

 

Comment et pourquoi tu commences à dessiner ?

Je ne peux pas dire que j’ai commencé à dessiner. J’ai l’impression que dès que j’ai pu tenir un crayon, l’envie de m’exprimer de cette manière ne m’a jamais quittée. J’ai eu cette même attraction très jeune pour la musique, une évidence. Des pratiques artistiques qui font partie intégrante de ma vie depuis l’enfance.

 

Tu as choisi le pseudonyme Fish, qu’est-ce qui t’attire chez le poisson ?

Ah le pseudo Fish ! On me l’a attribué il y a un moment. J’ai plusieurs thèmes dans mon travail, et effectivement l’univers maritime est ancré dans mes dessins. Je n’ai jamais pu quitter la mer très longtemps. Quand je ne suis pas dans mon atelier, je suis dans l’eau, sous l’eau, sur l’eau, avec un surf ou en train de pêcher. J’ai commencé à dessiner des poissons au cours d’une transat, une traversée de l’atlantique, sous forme de croquis rapides. Les observer sous l’eau me fascine toujours. Peindre des poissons et des vagues, c’est montrer la nature qui nous entoure, dire qu’elle est précieuse et essentielle à notre monde.

 

Tu as fait l’école des beaux-arts, qu’est-ce que cette formation t’a apporté pour ton travail et dans la vie en générale ?

L’école des beaux-arts m’a permis pour la première fois de bénéficier d’un atelier et d’un large choix de techniques à expérimenter : labo photo, sérigraphie, gravure, soudure, etc. Ensuite, et afin d’être honnête, si je n’avais pas fait les beaux-arts, j’aurais certainement eu le même parcours, car j’estime que c’était avant tout une chance logistique, et c’est déjà pas mal !

Si tu devais citer trois artistes qui t’ont inspirée, qui sont-ils ?

Eh bien je pourrais parler de Nikki de Saint Phalle, Tinguely ou Hundertwasser, mais malheureusement mon travail n’a pas grand-chose à voir avec le leur !

 

Et si tu devais te situer par rapport à ton travail ?

J’aurais bien du mal à dire à quelle école j’appartiens, je laisse ça aux gens dont c’est le métier ! Ce que je sais c’est que j’ai toujours cherché, et cherche encore, à être avant tout moi-même ! Même si je n’exclus pas les différentes influences sans pouvoir les nommer.

D’autre part, on a souvent qualifié mon travail de naïf, et ça ne m’a jamais déplu car dans mon activité de prof d’arts plastiques, je dois bien reconnaître que les enfants n’ont pas les mêmes filtres que les adultes. D’ailleurs en ont-ils ? C’est bien pour ça que Miles Davis en composant l’album « Kind Of Blue » à chercher comme il l’a dit à retrouver les émotions de ses 5 ans.

 

Tu dessines sur des supports variés, lequel est le plus agréable à travailler ?

Effectivement je customise ! J’adore déborder de la toile, dessiner sur des objets et leur donner une seconde vie. Ces derniers temps, j’ai réalisé plusieurs custos de planches de surf. La forme est top et forcément ça m’inspire. Il faut toujours une bonne idée pour la remplir complètement.

J’aime l’idée que l’objet devienne personnel dans un monde où tout est en série ou à usage unique. Redonner vie à une paire de chaussures, une chaise, un vélo, tout simplement avec des formes et des couleurs. J’aime aussi l’idée que les dessins voyagent et s’exposent, qu’ils sortent des salles d’exposition, et même qu’ils aillent dans l’eau ! C’est une forme de street art ou de free art !

Lequel a été le plus incongru ?

J’ai customisé plusieurs contrebasses, dont une pour le contrebassiste du groupe Karpatt. Dans ce cas, je monte à Paris avec une valise de matos et j’effectue la custo sur place, en mode atelier éphémère. Le temps limité me donne toujours une bonne énergie de travail.

Par contre, je ne sais pas si on peut parler d’incongruité, pour moi ce qui est incongru c’est de laisser des surfaces vierges ! C’est donc avec plaisir que je customise autant des meubles que des instruments de musique, des chaussures ou bien comme en ce moment ma propre machine à laver !

 Pour  moi  ce  qui  est  incongru  c'est  de  laisser  des  surfaces  vierges ! 

Si tu devais citer trois artistes qui t’ont inspirée, qui sont-ils ?

Eh bien, je pourrais parler de Nikki de Saint Phalle, Tinguely ou Hundertwasser, mais malheureusement mon travail n’a pas grand-chose à voir avec le leur !

 

Et si tu devais te situer par rapport à ton travail ?

J’aurais bien du mal à dire à quelle école j’appartiens, je laisse ça aux gens dont c’est le métier ! Ce que je sais c’est que j’ai toujours cherché, et cherche encore, à être avant tout moi-même ! Même si je n’exclus pas les différentes influences sans pouvoir les nommer.

D’autre part, on a souvent qualifié mon travail de naïf, et ça ne m’a jamais déplu car dans mon activité de prof d’arts plastiques, je dois bien reconnaître que les enfants n’ont pas les mêmes filtres que les adultes. D’ailleurs en ont-ils ? C’est bien pour ça que Miles Davis en composant l’album « Kind Of Blue » à chercher comme il l’a dit à retrouver les émotions de ses 5 ans.

 

Tu dessines sur des supports variés, lequel est le plus agréable à travailler ?

Effectivement je customise ! J’adore déborder de la toile, dessiner sur des objets et leur donner une seconde vie. Ces derniers temps, j’ai réalisé plusieurs custos de planches de surf. La forme est top et forcément ça m’inspire. Il faut toujours une bonne idée pour la remplir complètement.

J’aime l’idée que l’objet devienne personnel dans un monde où tout est en série ou à usage unique. Redonner vie à une paire de chaussures, une chaise, un vélo, tout simplement avec des formes et des couleurs. J’aime aussi l’idée que les dessins voyagent et s’exposent, qu’ils sortent des salles d’exposition, et même qu’ils aillent dans l’eau ! C’est une forme de street art ou de free art !

 

Lequel a été le plus étrange et incongru ?

J’ai customisé plusieurs contrebasses, dont une pour le contrebassiste du groupe Karpatt. Dans ce cas, je monte à Paris avec une valise de matos et j’effectue la custo sur place, en mode atelier éphémère. Le temps limité me donne toujours une bonne énergie de travail.

Par contre, je ne sais pas si on peut parler d’incongruité, pour moi ce qui est incongru c’est de laisser des surfaces vierges ! C’est donc avec plaisir que je customise autant des meubles que des instruments de musique, des chaussures ou bien comme en ce moment ma propre machine à laver !

Comment POSCA est-il devenu un de tes outils de prédilection pour la custom ?

Au début j’utilisais uniquement de l’acrylique et des pinceaux pour réaliser des customs. Il y a une dizaine d’années j’ai découvert le Posca, parfaitement adaptés à mon mode de création ! Facile à transporter, précis pour détailler des motifs ou tracer des contours et surtout utilisable sur tout type de support grâce à sa peinture très couvrante !

J’ai commencé par customiser mon surf pour tester la résistance de la peinture, avec un vernis acrylique comme finition : la déco ne bouge pas malgré l’eau de mer et le soleil ! C’est vraiment un outil dont je ne me passe plus aujourd’hui !

 

Qu’est-ce qu’une personne attend de toi quand elle te commande une custo ?

En général, c’est carte blanche, et j’avoue que ça m’arrange bien ! Sinon c’est un thème donné, et s’il ne me correspond pas, je fais plusieurs propositions. On trouve toujours un entre-deux qui convient.

 

Comment tu définirais ton style ?

Je crois qu’on peut parler de figuration libre, d’art brut, même si ces appellations restent vagues, et entre nous les étiquettes me passionnent autant que la presse people !

 

Pour conclure tu te considères comme une artiste ou une artisane ?

Les deux mon capitaine ! Tout est affaire de cycle, comme sur un bateau : parfois le vent souffle afin de gonfler les voiles, et on en profite pour gagner en distance. Ensuite il faut savoir être patient, pour arriver à bon port ! Du coup, je suis artisane quand je suis en manque de vent, et artiste quand le vent souffle.

 

Amélie Fish, Facebook et Instagram

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